Affiche du film Aucun autre choix

Aucun autre choix

25 Mar 2026

Quand la sérendipité mène à la découverte

Alors oui, je me suis trompé en lisant la date pour aller voir le film Gourou dans la petite salle de cinéma de mon village. Je me disais que Pierre Niney allait peut-être enfin m’offrir un bon film à son actif.

Quand une bande-annonce en coréen m’a semblé trop longue, j’ai compris que le destin m’avait sauvé de Gourou, et je me suis laissé emporter par l’histoire d’un homme qui perd son travail dans la fabrication de papier et qui fait tout pour en retrouver un. Aucun autre choix est un film fabuleux. Mais ce qui m’a vraiment marqué, presque sans que je m’en rende compte sur le moment, c’est la photographie de Kim Woo-hyung.

Affiche du film Aucun autre choix

Il y a quelque chose de très propre, presque clinique, dans la manière dont l’image accompagne la descente du personnage. Les cadres sont nets, souvent très posés, avec des espaces qui respirent… mais qui deviennent vite étouffants. Comme si tout était trop bien rangé pour être honnête.

La lumière joue énormément là-dedans. Elle n’est jamais spectaculaire pour rien, mais toujours au service du récit. Elle glisse doucement du confort vers quelque chose de plus froid, plus dur. On sent que l’image suit la bascule mentale du personnage sans jamais en faire trop. C’est subtil, mais constant. Et en fait, c’est peut-être pour ça que j’ai autant aimé. Parce que tout est maîtrisé. La mise en scène est parfois virtuose, presque démonstrative, mais la photographie, elle, reste toujours juste. Elle ancre le film dans quelque chose de réel, presque banal, et c’est ce contraste qui rend certaines scènes encore plus dérangeantes. On est loin d’un film qui te saute à la gorge visuellement. C’est plus insidieux. Ça s’installe, ça t’enveloppe, et sans que tu t’en rendes compte, t’es déjà dedans.

Plan du film Aucun autre choix

Et au final, c’est ce mélange entre une mise en scène très ambitieuse et une photographie presque invisible qui fait que le film fonctionne aussi bien. Rien ne déborde, tout est à sa place. Et moi, clairement, ça m’a complètement embarqué.

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