Édito du 1 juin 2026
J’ai l’impression que ces dernières semaines ont été un peu particulières.

Le corps qui rappelle qu’il existe
Depuis quelque temps, je traîne quelques douleurs cervicales. Rien de grave, rassurez-vous, mais suffisamment gênant pour me faire réfléchir avant de partir en montagne. Le problème avec ce genre de douleur, c’est qu’elle peut arriver sans prévenir. Alors forcément, quand on envisage une sortie un peu engagée ou simplement un sommet un peu isolé, on se demande toujours si ce n’est pas aujourd’hui que le cou va décider de se bloquer.
Ce n’est pas quelque chose dont j’ai beaucoup parlé, mais ça a clairement freiné certaines envies de sortie ces derniers temps.
Heureusement, les choses vont dans le bon sens. Je vais régulièrement chez le kiné à Arudy et ça me fait beaucoup de bien. Les douleurs sont moins présentes et je retrouve progressivement confiance pour reprendre mes activités normalement.
À un moment, je suis aussi allé me faire masser chez Amélie (son site internet). C’était à la fois très agréable et particulièrement efficace. J’en suis ressorti détendu comme rarement. Le soir même, j’ai dormi d’une traite avec une sensation assez étrange : j’avais l’impression de ne plus dormir “sur mes muscles” mais plutôt “sur mon squelette”. Je ne sais pas si ça a du sens, mais c’est exactement la sensation que j’ai eue. En tout cas, ça m’a fait énormément de bien.

Première fois à cheval
À côté de ça, j’ai découvert quelque chose de totalement nouveau pour moi : l’équitation.
J’ai eu l’occasion de participer à une sortie avec Chevauchée Pyrénéenne, du côté des chevaux du Bénou. J’y allais sans savoir à quoi m’attendre et j’ai adoré l’expérience.
Contre toute attente, je me suis senti très rapidement à l’aise à cheval. Il y a quelque chose de particulièrement agréable dans le fait de parcourir les paysages à ce rythme-là. On avance doucement, on prend le temps d’observer, de discuter, de regarder la montagne autrement.

J’en ai également profité pour réaliser quelques photos afin de les aider à mettre en valeur leur activité. C’était une très belle rencontre et une expérience que je recommande sincèrement à tous ceux qui n’ont jamais essayé. Une randonnée à cheval dans nos montagnes, c’est vraiment quelque chose à vivre au moins une fois.
Le 70-200, je crois que c’est fini
Côté photo, un petit changement de matériel s’est également opéré.
J’ai décidé de me séparer de mon Sony 70-200mm f/2.8 G Master II.
C’est probablement l’un des meilleurs objectifs que j’ai possédés. Rapide, piqué, fiable, polyvalent… mais je me suis rendu compte que je ne l’aimais finalement pas tant que ça.
Pas parce qu’il est mauvais, bien au contraire, mais parce qu’il a un côté trop isolant pour ma manière de photographier. Avec un 70-200mm, on peut faire de très belles images, très propres, très efficaces, mais j’ai parfois l’impression d’être trop loin de ce qu’il se passe. Il y a une distance qui s’installe. On cadre, on détache, on compresse, mais on perd un peu la sensation d’être au milieu de l’histoire.
Et c’est justement ça qui m’intéresse de plus en plus : raconter.
Aujourd’hui, j’ai envie de me concentrer presque uniquement sur le reportage photo et vidéo. Être proche des gens, des gestes, des lieux, des ambiances. Ramener des images qui ne cherchent pas seulement à être jolies, mais qui racontent vraiment quelque chose.
À l’inverse, je reviens donc toujours aux focales fixes.
Aujourd’hui, mon sac tourne essentiellement autour d’un trio 28mm, 35mm et 55mm. Une configuration beaucoup plus légère, plus simple et surtout plus proche de ma manière de photographier.
J’ai un véritable coup de cœur pour le 35mm. C’est un vieux Leica qui possède un caractère bien à lui. Je l’ai adapté sur mon Sony et je prends énormément de plaisir à l’utiliser. Il n’est pas parfait, il ne cherche pas à l’être, mais il produit des images avec une personnalité que j’aime beaucoup.




D’ailleurs, je l’ai utilisé pour illustrer l’article sur le nettoyage des blocs et la grimpe à Miégebat. Une bonne partie des images de cette journée ont été réalisées avec lui et j’adore le rendu qu’il apporte.
La X-Pyr à suivre
Dans les prochaines semaines, je vais également suivre la X-Pyr.
Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une aventure hors norme à travers les Pyrénées qui mélange vol libre, endurance et stratégie.
Je vais suivre tout ça avec attention et j’en parlerai probablement davantage sur Instagram au fil de l’aventure.
Les tirages cachés vont revenir
Et pour terminer, un petit projet qui me motive beaucoup.
Je vais bientôt recevoir une petite caméra destinée à filmer certaines de mes sorties en montagne.
L’idée n’est pas de devenir vidéaste du jour au lendemain, mais plutôt de partager davantage les coulisses de mes sorties et de reprendre une série que beaucoup d’entre vous appréciaient : les tirages photo cachés dans la vallée.
J’aime toujours autant l’idée de laisser une photographie quelque part dans les Pyrénées pour que quelqu’un la découvre par hasard au détour d’un sentier ou d’un village.
Cette fois, vous pourrez peut-être suivre l’histoire du début à la fin.
À très vite sur les sentiers, derrière un appareil photo, à cheval, ou simplement quelque part dans la Vallée d’Ossau.
Si cet article te parle, tu peux voir mes reportages outdoor dans les Pyrénées, découvrir les tirages des Pyrénées, ou me contacter pour ton projet photo.
